L’introduction accidentelle de rats sur les îlots du Toro à la fin des années 1980 s’était soldée par de fortes atteintes à l’écosystème, notamment une baisse importante de la population de silène velouté. Des campagnes de dératisation ont permis de remédier à cette situation.
La réserve naturelle, créée en 1981, est gérée par l’Office de l’Environnement de la Corse, qui gère également la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. Si les visiteurs ne peuvent accéder aux îlots, c’est en revanche un site très prisé des scientifiques qui peuvent y étudier des phénomènes rares et puissants d’évolution en milieu confiné.
Les îlots sont couverts par plusieurs réglementations : Réserve naturelle, site Natura 2000, ZPS.
Dans tout l’extrême sud de la Corse (communes de Porto Vecchio, Bonifacio, Figari, Pianottoli-Caldarello, Monaccia d’Aullène), les protections terrestres du Conservatoire (4000 ha) sont complémentaires de la préservation assurée en mer et sur les îlots par la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio (80 000 ha). Ce vaste ensemble préservé s’inscrit dans le cadre transfrontalier du GECT-Parc Marin International dont fait aussi partie le Parc national de l’Archipel de la Maddalena en Sardaigne.
C’est l’Office de l’Environnement de la Corse (par délégation de la Collectivité de Corse) qui gère le domaine du Conservatoire du littoral, conjointement avec la réserve naturelle, assurant ainsi une gestion intégrée terre-mer.
Sita Natura 2000 des îles Cerbicale et frange littorale