Flore
Ce petit site de 2ha abrite 12 habitats littoraux dont 8 sont indigènes. Ces habitats sont installés sur des trottoirs rocheux basaltiques qui laissent s’engouffrer à l’intérieur des terres les vents chargés d’embruns marins et induisent un gradient de salinité qui diminue en s’éloignant du trait de côte. C’est face à ce gradient que la succession végétale va se mettre en place, et les différents habitats s’installer plus ou moins près de la mer en fonction de leur tolérance au sel. Ce milieu fortement salé ne permet qu’aux communautés végétales morphologiquement adaptées de s’installer dans ces conditions particulièrement défavorables. Ce phénomène, généralement défavorable à la colonisation végétale, a permis aux habitats indigènes de se maintenir sur près de 75% de la surface, essentiellement dans la bande supralittorale, où l’influence marine est fortement présente. Ces conditions profitent surtout à deux habitats, qui occupent chacun 15% de la surface totale : les fourrés à Scaevola taccada et l’ourlet à Stenotaphrum dimidiatum. Plus restreints en surface, signalons des fourrés de Bois matelot (Pemphis acidula) qui sont très rares à La Réunion car cette espèce nécessite des conditions écologiques très particulières. En effet, seule la présence de plates-formes rocheuses régulièrement inondées, permettant l’accumulation de sédiments calcaires fins, permet d’accueillir cette espèce. Vincendo abrite l’une des quatre populations connues sur l’île. Au total, le site de Vincendo héberge 39 espèces végétales dont 22 indigènes.
Faune
Sa principale richesse réside dans les populations d’oiseaux marins (paille en queue). En hiver, on peut y observer au large des baleines.