Habitats et Flore
De nombreuses espèces endémiques de Corse et de Sardaigne sont présentes sur l’ensemble du site, depuis les falaises jusqu’aux sommets.
L’armérie de Soleirol, endémique de Corse présente sur la façade occidentale de l’île, associée au seseli précoce (autre endémique), pousse dans les anfractuosités des falaises, en des lieux inaccessibles à l’homme. Le séneçon à feuilles de marguerite s’y plaît également.
Sur les terrains moins pentus, une végétation buissonnante à myrtes, lentisques et euphorbes arborescentes abrite un très beau lys sauvage, le pancrace d’Illyrie, aux fleurs si élégantes. Plus haut, c’est le maquis dense où s’épanouissent arbousiers, bruyères arborescentes et cistes, végétation de reconquête après l’abandon des activités pastorales.
L’îlot Gargalu abrite une très belle population de lavaterre maritime, espèce protégée très rare en Corse et en France, aux belles fleurs blanches ornées d’un cœur rouge sombre.
En mer, un trottoir d’algues encroûtantes marque la limite des eaux sur les falaises battues par les vagues : cette formation très originale est très fragile. En dessous prospèrent de beaux herbiers de posidonie et des formations d’algues très diversifiées, liées à la complexité des fonds marins.
Faune
Pour quiconque a la chance de se rendre aux abords de Scandula, l’abondance de faune paraît merveilleuse. Le balbuzard pêcheur reste le symbole de la réserve. Autrefois objet d’une chasse intensive, l’espèce était au bord de l’extinction : en 1973, il n’en restait plus ici que 3 couples. La sauvegarde de l’«aigle pêcheur» a nécessité l’installation de nids artificiels : le balbuzard ne niche qu’en hauteur, d’où l’intérêt de protéger les falaises de Scandula qui lui sont si favorables. Sa population nicheuse y a été multipliée par 10. Ce grand rapace au plumage noir et blanc n’est pas le seul oiseau protégé à profiter des richesses nourricières de la réserve : cormorans huppés, puffins cendrés, faucons pèlerins, martinets pâles font ici leurs nids. Les merles bleus et fauvettes méditerranéennes sillonnent le maquis tandis que de belles colonies de goélands argentés sont installées sur les îlots. De temps en temps, les aigles royaux et gypaètes barbus descendent de la montagne proche pour croquer quelques poussins de goélands
Sur les îlots, les reptiles abondent : geckos nains sur Gargalu (phyllodactyles), geckos géants sur l’îlot voisin, ils révèlent toutes les fantaisies que l’évolution en milieu isolé peut réserver. Sous l’eau, coraux, gorgones, crustacés, poissons et coquillages prolifèrent sur les fonds rocheux si riches en algues.